Le burn out ou l’expérience d’un tsunami

Le burn out, c’est une combustion intérieure, à l’image d’un immeuble dont la façade serait intacte mais dont les étages seraient calcinés après un incendie. “Je suis cramé” dit une personne touchée par le burn-out en évoquant une situation qui se détériore de jour en jour avec une perte progressive du sommeil, des troubles de l’attention et des maux de tête de plus en plus violents. Et d’ajouter: “j’arrivais au bureau à 11 heures, car je ne parvenais pas à me lever avant, et je repartais à 15h30, essoré. Une fois chez moi, je m’installais sur le canapé et j’y restais jusqu’à la fin de la journée.” 

Ce sujet non considéré par la Haute Autorité de Santé comme une maladie, mais comme un syndrome, est encore tabou et souvent méconnu. Alors qu’il touche maintenant toutes les catégories sociales, sans distinction de sexe, d’âge ou de métier, ce phénomène a pris toute son ampleur avec l’arrivée du Covid.

Bien qu’encore peu connu du grand public, nous allons tenter d’en dresser une définition dont on verra qu’elle se décline sur plusieurs facteurs, sur un temps qui peut se révéler plus long qu’on le pense, ce qui rend son approche encore plus difficile. De la définition classique du corps médical, se détachera une mécanique assez complexe, qu’il sera bon de détailler pour en mesurer les effets dévastateurs et trouver des clés permettant de préserver le bien-être mental.

 

Une définition classique du burnout, un peu d’histoire et quelques chiffres prouvant l’ampleur du phénomène…

On retiendra la définition donnée par la Haute Autorité de Santé: le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel, correspond à “un épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel”. Il se caractérise par un sentiment d’épuisement intense (se sentir vidé), un détachement émotionnel (une forme de cynisme vis-à-vis du travail) et une perte de confiance dans ses propres capacités. 

Le burn-out se distingue du bore-out essentiellement provoqué par l’ennui, du brown-out qui émane de la perte de sens de l’activité professionnelle. Cette distinction théorique aux limites floues, a souvent des conséquences similaires en matière de symptômes et se traduit par un déséquilibre de vie entre des charges à supporter dépassant des ressources psychologiques de manière durable.

Le terme a fait son apparition dans les années soixante, à partir des travaux du  psychanalyste new-yorkais Freudenberger. Les études de Christina Maslach et Susan Jackson en 1981 donnent une légitimité au concept de burn-out en créant un test en 22 questions qui permet de mesurer le syndrome d’épuisement professionnel. 

Ce sujet considéré comme sensible, est devenu un enjeu de responsabilité pénale des employeurs à l’issue de la vague de suicides, d’une trentaine de salariés chez France Telecom entre 2008 et 2009, suivi d’une dizaine de suicides chez Renault depuis 2013. Ces affaires ont contribué à la médiatisation de l’importance des risques liés au phénomène du burn-out, qui a subi également une accélération après l’épidémie du Covid.

 

En effet, d’après une enquête réalisée début 2022 par Opinion Way pour le cabinet Empreinte Humaine, 34% des salariés seraient en burn-out, dont 13% en burn-out sévère, ce qui représenterait 2,5 millions de personnes. 

L’augmentation du nombre de victimes de ce phénomène provient d’une multiplicité de facteurs et de leur durée, engendrant une difficulté supplémentaire de repérage.

 
Le burn-out : Une mécanique complexe aux aspects multiples

Les facteurs sont multiples et peuvent s’étaler dans le temps. C’est un déséquilibre qui fait pencher la balance dans le rouge et il n’est pas exagéré de dire qu’il existe autant de burn-out que de personnes.

La cause principale du burn-out est un déséquilibre entre des charges à supporter et des ressources psychologiques pour y faire face, les charges dépassant les ressources de manière durable. Il sera difficile de faire une liste exhaustive de tous les facteurs y contribuant en raison de leur multiplicité.

  • Des contraintes qui pèsent 

Le burn-out proviennent de facteurs professionnels, mais également personnels. 

Pour les facteurs professionnels, il peut s’agir des horaires, d’une surcharge de travail, de l’organisation du travail, de l’isolement, du style de management inadapté au salarié…. Des facteurs liés à l’environnement de travail, les contraintes liées au bruit, aux transports, au télétravail, le traitement inéquitable entre les personnes, le  harcèlement, les ressources insuffisantes pour travailler dans des conditions normales…

Les facteurs liés à l’environnement personnel: les problèmes familiaux, les charges à payer, la charge mentale du foyer pour les femmes, les injonctions sociales…

  • Des ressources qui manquent
  • Liées à l’environnement professionnel : La nature du travail en lui-même: un travail répétitif, une perte de sens du travail, le manque de pause, la pénibilité…
  • Le contrôle : aucune visibilité sur le travail, un manque d’objectifs…
  • Les relations interpersonnelles: la reconnaissance financière, le manque d’écoute et de remerciements…
  • Liées à l’environnement personnel: isolement par manque de proximité affective, manque de soutien des proches et de moments à soi, manque de sécurité financière et personnelle.
  • Liées à la culpabilité: Parfois, cela remonte à loin avec l’expression  “j’aurais dû” qui tourne en boucle.

De manière générale, quelques personnalités sont plus à risques que d’autres: les personnes perfectionnistes, pour qui la valeur travail est importante, les personnes addict au travail, les personnes fragiles physiquement et psychologiquement.

Ces fragilités seront d’autant plus mises en valeur qu’elles trouvent écho dans de nombreux symptômes physiques et psychiques.

 
Le burnout, des effets dévastateurs

Ils le sont d’autant plus, que le burn-out fait souvent l’objet d’un déni de la part des personnes qui en sont touchées, surtout au début, lié à la méconnaissance du phénomène et à un fort sentiment de culpabilité. Celles-ci se sentent la plupart du temps plus coupables que victimes, ce qui peut retarder la prise en charge du burn-out. On entend souvent “j’ai une situation, une famille, on devrait être heureux…” Les conséquences fréquentes sont l’isolement et la perte progressive de confiance en soi. Ce mal s’installe sournoisement et peut perdurer dans le temps avant de susciter un sursaut salvateur chez la personne concernée par ce trouble.

Le repérage s’effectue souvent lors de l’arrivée de symptômes physiques, très handicapants dans la vie quotidienne. 

Loin d’en donner aussi une liste exhaustive, on en ciblera quelques-uns, du sentiment de vide à la dépression et ses extrêmes. Il est important d’en repérer les premiers symptômes pour susciter une réaction à temps et ne pas négliger la gravité de ce trouble, qui reste encore considéré comme un syndrome, et non comme une maladie. 

Le principal symptôme est l’épuisement total. Les personnes touchées par le burn-out se sentent vidées, amenant la métaphore d’une batterie à plat qui se recharge de moins en moins. Du stress arrive avec son lot d’agressivité et de sautes d’humeur, des crises d’angoisse, pouvant aller jusqu’à des attaques de panique, se mettent en place accompagnées de maux de tête, spasmes intestinaux, ulcères, cystites, douleurs corporelles diverses. Des difficultés de concentration, des pertes de mémoire, des troubles du sommeil y sont fréquemment associés. Le corps ne réagit plus et il est fréquent de se trouver dans l’incapacité de se lever, voire de marcher ou de faire des tâches simples du quotidien. La confiance en soi disparaît avec une perte d’efficacité et le sentiment de ne pas savoir comment retrouver ses facultés mentales. Cette crise peut durer plusieurs semaines et parfois s’étendre sur plusieurs années.

Il est d’une importance cruciale de ne pas négliger ces symptômes et de comprendre qu’il est nécessaire de se faire aider et que tout cela n’est pas de la faute de la personne qui en est victime, encore moins à rattacher à un accès de fainéantise ou à un manque de volonté, croyances encore trop souvent associées à ce syndrome.

Sortir d’un burn-out n’est pas chose aisée, mais ce peut être l’occasion rêvée de s’interroger sur la nécessité de la préservation du bien-être mental.

 
Quelles sont les clefs pour sortir du burn-out?

Elles se situent à plusieurs niveaux et toujours associées à un lâcher prise, qui ne se fera pas immédiatement mais progressivement. Le premier niveau abordé est nécessité par l’urgence de la situation, à savoir s’arrêter de travailler, et ce n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. 

Le deuxième niveau consiste à identifier tous les facteurs qui ont conduit au burn-out pour les déconstruire petit à petit, et cette étape prendra aussi le temps qui est nécessaire à une prise de conscience globale.

 

  • S’arrêter de travailler

Cela suppose  une acceptation qui doit se faire en plusieurs étapes. Il faut accepter que l’on est malade à cause du travail, et que l’on doit réagir. Il faut prendre conscience d’une souffrance refoulée et des symptômes que souvent la personne en burn-out refuse de voir. Il faut admettre que c’est temporaire, et que cela ne remet pas en cause la valeur, ni la compétence, ce qui s’avère difficile car la personne en burn-out n’a pas en elle cette capacité à ne rien faire. Or, cette première étape ne fonctionne que si “le burn-outé” accepte de se reposer et de “couper les ponts” avec le travail. L’arrêt de travail du médecin et le dialogue instauré avec lui est fondamental et constitue une première étape de cette prise de conscience.

  • Accepter que l’on est arrêté

C’est une étape cruciale qui peut prendre du temps, et que ce temps, nécessaire à une amélioration, est à respecter. Il faut apprendre à ne pas se blâmer, à prendre soin de soi et à ne pas chercher à revenir à l’état initial, car certaines choses vont forcément être amenées à changer.

La dernière étape de l’acceptation, et ce n’est pas la moindre, est d’accepter de se faire aider par le moyen qui vous convient le mieux (thérapeute, coach, sophrologue, groupe de paroles…). En effet, cette étape nécessite une prise de conscience globale de tous les facteurs possibles du burn-out, propres à chacun, et il est parfois important de procéder à certains éclairages avec une aide extérieure.

Quelques témoignages de ma pratique peuvent en éclairer certains aspects.

 
 
Mon oeil de psy sur le burnout 

Lors de mes entretiens, j’ai été confrontée à différentes situations de personnes victimes de burn-out dans leur milieu professionnel, que j’ai accompagnées..

 L’une d’entre elles était victime de ce fait de la part de son supérieur hiérarchique, plutôt tyrannique, qui rabaissait systématiquement ses subordonnés dont faisait partie cette personne. Elle  était systématiquement rabrouée en public dans les réunions ou critiquée  en son absence auprès de ses collègues par ce même supérieur. Après une tentative d’explications, cela s’est aggravé au point qu’elle a dû s’arrêter de travailler pour se protéger, envisageant même de quitter son poste. Le fait de revenir sur son lieu de travail lui était devenu insupportable, elle devenait agressive auprès de son entourage et prise de rumination mentale, ressassant sans fin ce qui se passait sur son lieu de travail, alternant avec une succession de  cauchemars la nuit. 

Une autre personne, exerçant une fonction d’encadrement,  était victime de harcèlement de la part de ses subordonnés, qui se sont alliés contre elle et se déclaraient prêts à rédiger un rapport contre elle pour discrimination. Elle s’était retrouvée débordée dans l’exercice de sa fonction d’autorité par excès de gentillesse, n’osant pas poser de limites. Dans l’incapacité de faire quoi que ce soit et d’exercer sa position hiérarchique, elle avait perdu toute confiance en elle et de surcroît son autorité.

Une dernière personne victime de ce fléau m’a rapporté qu’après plusieurs années de bons et loyaux services dans sa société, la promotion qu’il devait obtenir de par son ancienneté et expérience, était attribuée à une autre collègue qu’il avait formée qui a été choisie par sa direction pour occuper le poste qu’il souhaitait depuis longtemps. Privé de toute reconnaissance dans son travail, cette personne continuait de travailler dans ce contexte jusqu’au jour où l’arrivée de troubles divers l’a forcée à s’arrêter. En plus du stress et de ses manifestations diverses, le manque de confiance en elle s’installa peu à peu, jusqu’à avoir des crises de jalousie injustifiées à l’égard de son conjoint amenant son couple au bord de la rupture.

 

Paradoxalement, la reconstruction de la personne atteinte de burn-out passe par une déconstruction des facteurs qui ont conduit au burn-out. Toutes ces personnes avaient en commun d’être des travailleurs acharnés, investis dans la valeur travail à travers la fonction qu’ils occupaient. Ils attestaient tous ne s’être jamais arrêtés et n’y avoir même jamais pensé. La perte de confiance en eux était telle, que pour certains le fait même de se rendre sur leur lieu de travail s’avérait impossible au point que pour certains la seule solution envisageable était de changer de travail pour éviter de se confronter aux “personnes ou situations problématiques”. Par le biais d’une introspection de la vie passée de chacune d’entre elles, il a été constaté qu’elles se  trouvaient à chaque fois face à une figure parentale défaillante, voire destructrice, amenant le futur “burn-outé” à revivre dans son cadre professionnel l’insécurité dans lequel son passé l’avait propulsé. Revisiter son passé avec la conscience qui l’accompagne a permis à la plupart d’entre eux de comprendre le pourquoi de ce “craquage” et de reprendre peu à peu confiance en eux. 

La première personne est revenue à son poste de travail en témoignant des agissements de la personne néfaste auprès d’un supérieur hiérarchique, en gardant à l’esprit une reconversion professionnelle. La deuxième personne évoquée dans ces témoignages est de retour à son ancien poste de travail en posant les limites liées à sa fonction de cadre, tout en respectant ses valeurs d’honnêteté et de justice. Elle a repris confiance en elle et n’a plus peur de prendre des initiatives et des sanctions qui s’imposent. La dernière a réussi à diminuer ses crises de jalousie et est toujours en arrêt de travail…

 

Mais simplifier la vie du burn-outé en le déchargeant du fardeau de la charge mentale est un effort parfois insurmontable pour lui. Il faut qu’il apprenne à se construire un environnement sécurisé et à reprendre confiance par l’accomplissement de petites choses au quotidien. La volonté est importante, mais ne suffit pas toujours, car il faut avoir à l’esprit que tout n’est pas réglé dès le premier signe d’amélioration, et que cela peut prendre du temps. Il faut aider la victime du burn-out à remonter la pente progressivement, en l’aidant à accepter de lâcher prise pour lui apprendre l’importance de prendre soin d’elle, en apprenant à faire les choses qui lui font envie, sans se forcer à les faire. Il faut construire un nouveau mode de vie, après avoir accepté le vide, le futile, le temps perdu. Apprendre à ne rien faire est souvent le plus gros challenge pour le burn-outé.

Un témoignage descriptif des sensations physiques et psychologiques d’un burn-out au sein d’une entreprise et de ses conséquences permet d’illustrer un cas parmi tant d’autres…

 

Quelques conseil de psy pour l’environnement de la personne victime de burn-out souvent dépassé…

Il faut apprendre à l’écouter en lui proposant de parler, s’il en exprime le besoin. Il faut garder l’esprit ouvert en faisant attention aux questions que l’on pose et aux conseils qu’il vaut mieux éviter de donner, sauf celui de se faire aider. Il est souhaitable également de le soulager dans les tâches du quotidien, en lui facilitant la vie.

Le burn-out peut donner lieu à des récidives, voire une entrée dans la dépression et des pulsions suicidaires. Il est donc important pour la personne qui en est la victime de surveiller son état compte tenu du déni qui l’entoure et de la forte culpabilité qui l’accompagne.

 

 Mes choix “coups de coeur”

Comme à mon habitude dans ces billets, je fais état de quelques-uns des choix artistiques qui ont retenu mon attention.

Du côté de la musique

  • « Burn out Sayonara » : “Burn Out (Sayonara)”  de Disiz la Peste, à la fois rappeur, écrivain et comédien, nous livre en 2014 l’importance de mettre un stop au burn out en évoquant un changement de programme…
  • L’enfer de Stromae : ”L’enfer” de Stromae, chanteur belge touché par le burn-out qui l’oblige à quitter la scène en 2016 après un épuisement professionnel revient  sur  scène en 2022 avec son nouvel album “Multitude”. Il évoque dans cette chanson ses pulsions suicidaires, conséquences dramatiques de son burn-out. Il a dû toutefois arrêter sa dernière tournée en 2023 avec ces mots “Je dois aujourd’hui accepter que ce temps de repos et de rémission sera plus long que je ne l’imaginais”. Un nouveau constat qu’un burn-out peut récidiver et qu’il faut prendre conscience qu’on en ressort fragilisé.

 

 

Du côté de la littérature

Les ouvrages sont nombreux et se sont multipliés ces dernières années. Nous en présentons quelques-uns d’entre eux, servant la plupart du temps de référence dans le domaine.

  • “Burn-out” (nouvelle édition de 2016): Ce livre écrit par une psychologue américaine, véritable pionnière dans le domaine, Christina Maslach, il y a 20 ans, dans lequel elle identifiait le syndrome d’épuisement professionnel en l’attribuant, à l’époque, plus à certaines professions (médecins, enseignants). Elle expliquait comment le travail peut épuiser nos ressources vitales et proposait  des solutions pour se prévenir et agir, avec l’idée novatrice qu’il faut soigner autant l’individu que l’environnement professionnel.
  • Se reconstruire après un burn-out: les chemins de la résilience professionnelle” (2022) :livre de Sabine Bataille, sociologue du travail, consultante ressources humaines et coach, propose un guide pratique destiné à la personne ayant subi un burn-out pour se reconstruire. Ce livre s’adresse également aux professionnels impliqués dans la prévention de l’épuisement professionnel et/ou sa guérison: médecin, coach, manager, RH, psy.
  • « Prévenir et soigner le burn-out pour les nuls »(2022) : livre de Marie Pezé, psychologue et psychanalyste dans lequel elle expose le mécanisme de ce syndrome, ses symptômes, les thérapies à mettre en place pour y remédier et comment réorganiser sa vie pour ne pas reproduire le schéma douloureux. Elle attribue les causes principales du burn-out à l’organisation du travail et à la financiarisation de l’entreprise.

 

 

Du côté du cinéma

Les films que nous citerons abordent de manière parfois indirecte le burn-out, mais participent néanmoins à une sensibilisation sur ce phénomène.

  • ”15 jours ailleurs” : téléfilm français réalisé en 2013 par Didier Bivel nous évoque le burn-out d’un cadre mis sous pression, puis sur la touche par sa hiérarchie. L’explosion du burn-out a lieu violemment en pleine réunion, le diagnostic de burn-out est posé par un psychiatre. Avec l’accord de sa femme, ce cadre se retrouve dans un hôpital psychiatrique, drogué de médicaments face à une équipe médicale débordée. L’aspect humain interviendra avec une rencontre incongrue au sein de cet hôpital qui aidera le malade à s’ouvrir et se relever.

 

  • “L’hôpital au bord du burn out” : film documentaire réalisé par Jérôme Lemaire en 2017 qui a passé deux ans au sein de l’unité chirurgicale d’un grand hôpital parisien et capté le mal être général des aides soignants aux chirurgiens. Il explore les mécanismes qui provoquent le burn-out dans le secteur hospitalier, en passant en revue le stress chronique, la tension au sein des équipes de travail jusqu’à l’explosion finale du burn-out et les risques psychosociaux en résultant.

 

  • “Un autre monde” : film réalisé en 2021 par Stéphane Brizé, aborde le thème de l’univers impitoyable de l’entreprise et la multiplication du nombre de burn-out chez les cadres supérieurs.Un cadre d’entreprise performant d’un groupe industriel ne sait plus répondre aux injonction de sa direction. Les exigences de rentabilité de l’entreprise depuis des années pèsent sur ce cadre entraînant par ricochet une perturbation de son équilibre familial (déscolarisation de son fils, demande de divorce de sa femme). Sur le plan professionnel, l’arrivée d’un nouveau plan de restructuration d’entreprise  de sa direction lui impose de dégraisser une partie du personnel créant une pression supplémentaire.

 

 

Le mot de la fin 

Pour conclure ce billet comme à mon habitude je m’adresse à vous et vous propose de nous rejoindre sur nos réseaux sociaux ou par mail afin de partager d’autres exemples de films, séries, chansons, bandes dessinées sur vos émotions et témoignages sur ce thème de plus en plus répandu qu’est le burn-out.

 

« La fatigue est une affaire d’âme! Une teinte appliquée sur le corps pour indiquer le climat intérieur «  (Georges Cartier)

 

Références :

Épuisement professionnel ou burnout. Foire aux questions – Risques – INRS. (s. d.). https://www.inrs.fr/risques/epuisement-burnout/faq.html

Humaine, E. (2022, 28 mars). Courrier cadre & # 8211 ; 2,5 millions de salariés sont en burn-out sévère après deux années de crise sanitaire. Empreinte Humaine. https://empreintehumaine.com/courrier-cadre-25-millions-de-salaries-sont-en-burn-out-severe-apres-deux-annees-de-crise-sanitaire/

Les ressources complémentaires sur le même thème – Publications et outils – INRS. (s. d.). https://www.inrs.fr/publications/complement-autres-ressources-2013.html?planClassement=3a4&typedata=CataloguePapier&skipMod=true

Poplavsky, A. (2023, 11 mai). Stromae et le tabou du burn-out des artistes.  https://www.republicain-lorrain.fr/culture-loisirs/2023/05/11/stromae-et-le-tabou-du-burn-out-des-artistes

Psychologue.net. (s. d.). Burn-out – Psychologue.net. Psychologue. https://www.psychologue.net/burn-out

Tout savoir sur le burn-out, le syndrome d’épuisement professionnel. (s. d.). Fondation Pour la Recherche Médicale (FRM). https://www.frm.org/fr/maladies/recherches-maladies-neurologiques/burn-out/focus-burn-out